Le poisson panneau

Oh! Un nouveau panneau!

16 septembre 2009

La peau de chagrin

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     Quand j'étais petite, je lisais par fois des "Je bouquine". A la fin il y avait un extrait de grand classique de la littérature en BD. J'avais lu par ce biais les Histoires extraordinaires d'Edgard Allan Poe et l'extrait de La peau de chagrin m'avait donné très envie de le lire... un jour. Et puis en discutant avec Ornifan, qui est lui même un fan de Balzac, je me suis lancée dans l'aventure.

     J'ai donc fini ce roman avant de partir en vacances et mon avis est légèrement mitigé. J'ai adoré l'histoire, l'écriture et surtout la symbolique de la peau, mais jusqu'au bout j'ai espéré un roman réaliste - je reste une zolienne - alors qu'il s'agit bel et bien d'un conte fantastique.
     Pour les collégiens qui cherchent le résumé, il s'agit de l'histoire du jeune Raphaël de Valentin, résolu au suicide car il n'a plus de ressources financières, qui profite de ses dernières heures en se promenant dans Paris. Il entre chez un antiquaire et tombe sur une peau sur laquelle est inscrit: "Si tu me possèdes, tu possèderas tout, mais ta vie m'appartiendra, dieu l'a voulu ainsi. Désire, et tes désirs seront accomplis. Mais règle tes souhaits sur ta vie. Elle est là. A chaque vouloir je décroîtrai comme tes jours. Me veux tu?". Intrigué mais sceptique, le jeune Raphaël acquiert la peau et émet le souhait d'un festin, puis de la richesse, puis de l'amour. Sa santé se dégrade rapidement et il réalise le pouvoir de la peau et du pacte qu'il a accepté...

     Un classique qui mérite donc sa renommée. J'ai juste été emportée par mes attentes et je suis souvent déçue quand ça ne finit pas comme je le voulais.

La peau de chagrin - Honoré de Balzac - 1831 (son premier grand succès ceci-dit au passage)

"Critique" d'un autre roman de Balzac: Le lys dans la vallée

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09 juin 2009

Le fond du bocal

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     Ça fait quelques années que je connais cette BD mais elle n'était toujours pas dans ma bibliothèque. Je suis en train de remédier à cette lourde erreur et si vous ne connaissez pas, lisez les vite, c'est rien que du bonheur!


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Le fond du Bocal - Poupon, aux éditions Glénat, collection Drugstore.

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24 avril 2009

Cendrillon

cendrillon


     Ça a été ardu (4 mois).
Pour pas grand chose.
     Ça part dans tous les sens, ça parle de finance, de pères faibles, d'automne, de gens paumés. Mais il n'y a pas d'histoire, donc difficile de faire un résumé, voire impossible. Et c'est terriblement chiant à lire.

C'est dommage, j'aimais bien la couverture...

Cendrillon, de Erik Reinhardt - disponible en poche chez Le livre de poche - 530 pages (je les ai comptées souvent).

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24 mars 2009

Joséphine

josephine


     C'est la deuxième BD de Pénélope Bagieu si mes renseignements sont exacts. Je l'ai lue hier après midi et j'avoue que je reste un peu sur ma faim. J'avais ricané à de nombreuses reprises à la lecture de Ma vie est tout à fait fascinante, dans lequel je retrouvais quelques restes de mes 18 années passées en banlieue parisienne. Bon là en même temps j'aurais pu m'identifier en tant que célibataire, mais non. C'est trop caricatural pour le coup pour que ça fasse vraiment mouche.
     Et puis au passage, je me demande si les garçons peuvent s'intéresser à ce genre de lectures...?

Bon quand même, les dessins sont toujours aussi chouettes, pour ça rien à dire ;)

En résumé, c'est à lire, mais pas forcément à acheter...

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16 février 2009

Notes

notesboulet


     Je patauge dans mon roman depuis des semaines. Et puis ce matin je suis allée faire un tour à la Fnac pour m'acheter du papier pour mon nouveau vieux polaroïd et comme point n'y en avait, je suis allée vérifier comment allait le rayon BD. Et puis le rayon DVD aussi tiens, puisque l'offre des 5 flims à 30 euros tient toujours.

     Je m'en vais donc m'enterrer pendant quelques temps avec Wallace et Gromit, Gaston et Boulet le retour. Et ma nouvelle tasse. D'ailleurs je proteste énregiquement, Habitat ne devrait pas être sous la Fnac...

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18 janvier 2009

Confession

     J'ai beau me targuer d'avoir lu tout Zola (ou presque), j'aime aussi lire le dos des paquets de céréales et les magazines à la con. Et aussi les livres de gare et la chick lit. Oui, c'est honteux, et en plus je me moquais un peu de ce genre de littérature avec Et si c'était niais l'autre jour, mais c'est comme ça, je suis une lectrice irrépressible.
     Sauf que d'habitude, j'en lis un, deux maximum, et puis je repasse à du plus sérieux. Et puis en ce début d'année je deviens paresseuse. J'ai donc enchaîné Envies de fraises, God save la France et Un objet en souffrance.


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     Envies de fraises, de Jennifer Weiner, parle d'une rencontre de femmes enceintes qui ne se ressemblent pas du tout, mais que la maternité va rapprocher. Une bonne critique dans psychologies magazine m'avait poussée à passer outre la couverture atroce(ment rose). Mais j'ai été un peu déçue. C'est assez mièvre et banal, mais ça se lit très bien et très vite. Ça change un peu les idées et c'est finalement ce que je recherche dans ce genre de livres.


god_save_la_france


     God save la France, de Stephen Clarke, m'a par contre catégoriquement déplu. L'histoire d'un anglais qui critique en permanence le pays dans lequel il vient passer une année sans faire le moindre effort pour s'intégrer, ça me débecte un peu comme principe, même si c'est de l'humour, du second degré... en plus c'est très pipi-caca-zizi, ce qui m'intéresse moyennement à la base.
     Je vais passer pour une chauvine après ça, alors qu'au contraire, je n'ai que très peu de raisons d'être fière de mon pays. La seule chose à laquelle je tienne, c'est ma langue. Pas parce qu'elle est mieux que les autres, mais parce que la maîtrisant bien, j'aime à la folie la lire et l'écrire. Mais ça me fera sans doute la même chose avec le néerlandais quand je serai bilingue. Bref, je m'égare. God save la France se lit donc vite pour filer directement à la poubelle.

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     Enfin Un objet en souffrance, de Didier Van Cauwelaert, est une déception de plus. C'est l'histoire d'un golden boy escroc désabusé qui, suite à la rencontre d'une belle femme fidèle mais mariée à un homme stérile, va vouloir lui faire un enfant par insémination artificielle et subvenir aux besoins de son héritier grâce à ses millions inexploités. J'ai trouvé ça d'une platitude sans bornes. Les personnages sont tous déplaisants et inhumains et on n'arrive à croire à rien dans cette histoire. A oublier le plus vite possible.

     Je m'en retourne donc à des romans plus sérieux, en espérant faire cesser cette descente aux enfers de la lecture. Je n'ai pourtant pas l'habitude de cracher à ce point sur des livres, mais ces trois là coup sur coup, ce n'était pas une partie de plaisir! J'ai du XIXème et du XXIème siècles qui m'attendent... par quoi je commence?

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04 janvier 2009

Et si c'était niais?

Et_si_c_etait_niais


     Une petite lecture de vacances, entre deux apéros et toasts au foie gras (voire au saumon, soyons fous!)...

     Et si c'était niais imite avec plus ou moins de succès le style de nos grands auteurs français contemporains, en narrant la disparition progressive de ces mêmes auteurs à best-sellers et l'enquête menée pour les retrouver. C'est souvent jouissif et les plumes de Sevran, Levy, Werber ou Beigbeder plutôt bien pastichées! Les chapitres sont assez courts et le rythme se tient sans longueurs inutiles.

     Un livre qui fait du bien, mais qui s'oublie vite. Parfait pour des vacances donc.

Et si c'était niais - Pascal Fioretto - disponible en poche chez Pocket.

     PS: Il y a une opération soldes à la FNAC en ce moment, avec 5 DVD pour 30 euros, selon une sélection évidemment. Mais il y a quelques titres, notamment des trésors de mon adolescence comme le cinquième élément, qui méritent l'attention. Surtout pour un dimanche soir sous la couette alors qu'on annonce des temprétures polaires (genre moins 9 degrés).
Bonne soirée les gens!

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16 décembre 2008

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

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     La docteure elle avait dit "trois jours au lit"; j'ai fait un jour dans mon fauteuil, avec plaid, théière et marque page, gouttes pour nez, mouchoirs et sirop (avec pause DS pour me prouver que je n'avais pas encore tout à fait 83 ans).
     Et puis je me suis couchée trois heures trop tard parce que j'ai été prise dans les filets de Stieg Larsson. Oui j'ai dévoré les 500 dernières pages en quelques heures et il était hors de question de perdre du temps à faire quoi que ce soit d'autre tant que je n'aurais pas atteint la fin.

     A vrai dire, j'ai surtout aimé l'enquête sur les Vanger, étant peu intéressée par l'économie (bouh, je sais, on n'avoue pas ces choses là publiquement) et beaucoup plus par la psychologie. Euh,je résume au fait ou pas?

     Allez, soyons fous. Mickaël Blomkvist, rédacteur en chef d'un journal suédois, est jugé coupable de diffamation suite à un article dans lequel il accusait un grand industriel d'être un pourri. Il est contacté par un ancien chef d'entreprise, Henrik Vanger, retranché sur une île, qui veut résoudre avant sa mort le mystère de la disparition de sa petite nièce, survenue 40 ans plus tôt.
Evidemment, l'île est habitée par d'autres membres de la famille Vanger, certains gentils, d'autres fous, d'autres carrément patibulaires. Evidemment il fait très froid et Mickaël est à l'écart de la civilisation. Evidemment, il va trouver de nouveaux éléments dans l'enquête.
     On rajoute à ça quelques touches de fesses, quelques touches de drame, quelques touches d'atypiques et on a une super formule pour une intrigue captivante. Le style est un poil lourd de temps en temps, mais l'histoire nous fait bien vite oublier ce détail.

     Bref, ça se lit comme on mange une tartine de nutella en rentrant de l'école. Ce serait donc dommage de laisser la tartine aux cochons, non? Il paraît par contre que les tomes II et III de la trilogie sont moins bons. Tout comme la deuxième et troisième tartine de nutella du goûter? Vos avis m'intéressent évidemment!

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - Millenium I - Stieg Larsson - éditions Actes Sud (pas encore disponible en poche)

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10 décembre 2008

Debout les morts

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     Mon premier Vargas... et mon premier policier depuis plusieurs années je crois!

     Encore une très bonne lecture, terminée au chaud sous ma couette, en attendant le réveil d'un ours. Il paraît que c'est un classique, je m'abstiens donc de résumer...
     Mais tout de même, le coup de l'arbre, c'est très fort. Le coup des évangélistes aussi (moi je vote direct pour Mathias). Et puis évidemment, je me suis faite avoir, comme toujours dans les policiers, j'avais soupçonné le personnage qui est suspecté aussi à un moment où  la résolution est proche, mais qui n'est pas le véritable assassin. D'ailleurs comment font les gens qui devinent avant la fin? Ça demande un entraînement ou c'est inné?

     Bref bref, pour les retardataires et/ou les réticents comme moi, n'hésitez pas trop longtemps, ce roman vaut le détour!

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09 décembre 2008

Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir

ilnyapasbeaucoupdetoilescesoir


     Ce blog est en train de virer critique littéraire, j'en ai bien conscience. En même temps j'ai toujours lu vite, et je me donne le droit en ces temps frileux de bouquiner emmitouflée sous un plaid.
     Cette fois ci c'est ma collègue qui me l'a prêté, et je me suis lancée malgré quelques réticences... du genre une actrice qui veut écrire des livres, c'est comme les tops models qui se mettent à la chanson (et à l'épousage d'empereur), ça fait beaucoup de bruit pour pas grand chose.

     Bon ben je retire mon a priori, j'ai dévoré les tranches de vie de Sylvie Testud en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. J'étais tellement lancée que j'ai été très tentée de filer des fiches à faire à Beaudoin pour continuer ma lecture sous mon bureau. Heureusement que Baudoin est du genre à réclamer des activités nécessitant ma présence!
     Bref, j'ai adoré le ton et je me suis laissée emporter au BHV, au théâtre, au bord de l'eau ou en haut d'un immeuble, j'ai été triste de tourner la dernière page. Je coirs que je vais me le racheter et saouler les gens pour le leur prêter! Et puis il n'est pas épais, il fait beaucoup moins peur que certains pavés que j'aime à recommander régulièrement!

Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir - Sylvie Testud - disponible en poche chez le livre de poche.

Posté par Cloc à 08:42 - Démo des mots - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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