02 novembre 2009
Mademoiselle Chambon

Bon c'est pas tout ça mais j'ai acheté une carte de réduction pour le cinéma et elle ne me sert jamais. C'est un pur scandale! Mais à chaque fois qu'on me propose une toile, soit je ne suis pas disponible, soit j'ai la flemme. Oui, j'ai souvent la flemme d'aller au cinéma. Ce qui est bizarre puisque j'habite à moins de 5 minutes à pieds de quatre salles. Et que je chouinais tout le temps quand j'avais quinze ans que Paris c'était loooooin de ma blanlieue et que le cinéma c'était troooooop cher, alors qu'il ne coûtait que trente francs...
Bref.
Donc, j'ai fini par me bouger le popotin pour aller voir Mademoiselle Chambon, comme sus-mentionné dans le titre, quel sens du suspense... Je m'attendais à de la passion, de l'amouuuur et du romantisme, or je me suis ennuyée. Et pourtant j'aime bien les bluettes normalement. J'ai même tendance à être facilement émue par les films. Mais là, que dalle. Je me suis vraiment ennuyée. Il ne se passe rien, les acteurs n'ont pas un jeu transcendant, j'ai trouvé le personnage de Sandrine Kiberlain ultra niais et surtout les situations sont très cliché.
Je suis d'autant plus déçue que les critiques avaient l'air assez bonnes. Ma foi, tant pis, le prochain ciné sera meilleur!
09 octobre 2009
Hôtel Woodstock

Pas eu le temps d'en parler avant, mais en début de semaine, je suis allée voir ce film et j'ai beaucoup aimé. L'histoire est un peu longue à démarrer et la bande son se promène un peu plus loin que les classiques de l'époque, ce qui m'a ppermis de découvrir quelques nouvelles chansons mais aussi de regretter de ne pas avoir entendu plus de tubes.
Surtout, en sortant de là, j'avais envie de serrer tout le monde dans mes bras, de danser autour d'un feu de bois au son des guitares, comme il y a dix ans dans le bois avec les coupains et qu'on jouait aux hippies. Un temps qui me manque un peu, amis il paraît que je n'ai plus l'âge... En sortant de là j'ai encore une fois pensé que j'étais née quelques décennies trop tard et que mes parents ont connu une époque qui a dû être totalement surréaliste...
Bref, Hôtel Woodstock c'est de la paix et de l'amooooooour, et c'est bien bon!
05 juillet 2009
L'âge de glace, le come back du retour

J'étais partie maussadement, en ayant un peu peur de gags réchauffés, de l'affreux sigmatisme de Sid qui me hérisse les cils vibratils et surtout de mon humeur. Et puis finalement, ce film m'a complètement détendue. Et de le voir avec Sarabricot qui était de loin la personne la plus pliée de la salle, ça m'a fait beaucoup de bien.
Cette fois ci, Sid veut fonder sa famille, trouve des oeufs à élever et se retrouve face à une maman biologique qui veut récupérer ses mômes et les ramener dans son monde. Et forcément, toute la bande va sauver le paresseux qui s'est encore mis dans de sales draps. Un scénar qui tient à peu près la route, mais qui est surtout le prétexte à beaucoup de clins d'oeils à d'autres films et une anim toujours aussi bien réussie. Pas un grand film, mais convaincant tout de même.
12 juin 2009
Etreintes brisées

Là non plus, je n'aimais pas trop l'affiche. Mais un Almodovar, ça présage quand même souvent une bonne séance. A part Parle avec elle, que je n'ai pas plus aimé que ça, je n'ai jamais été déçue. Eh bien cette fois ci non plus. Ce n'est pas un film émouvant comme Volver ou Tout sur ma mère, mais il m'a raconté une belle histoire.
Sinon j'ai été un peu perturbée par Tamar Novas, qui me rappelle beaucoup quelqu'un, et puis dans un (presque) autre domaine, Penelope Cruz... ah... pfff... Voilà quoi! Pour ceux qui avaient aimé ses baisers avec Scarlett Johannson dans Vicky Christina Barcelona, ils ne seront pas déçus!
06 juin 2009
Millenium

Les quatre larrons qui avaient lu le livre se sont retrouvés hier soir au cinéma pour savoir s'ils allaient s'ennuyer ou pas. Ayant entendu des critiques excellentes et d'autres beaucoup moins, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Pour ma part, je partais avec un malus, puisque je n'aime pas du tout l'affiche. Et comme la couverture pour les livres, c'est important à mes yeux. Et puis les adaptations de bouquins, ça ressemble pas souvent aux images que je me suis faites.
Finalement, on a arrêté de faire nos snobs et on s'est calés copieusement dans les fauteuils et c'était parti pour 2h30. Et c'était pas mal du tout!
Comme tout le monde l'a déjà dit, l'adaptation est très fidèle et les images correspondaient bien au film que je m'étais fait à la lecture. J'avais très peur pour la scène de viol, et puis finalement, elle est pire à lire qu'à voir. Et puis le suédois c'est rigolo, et les scènes dans le métro de Stockholm m'ont rappelé des souvenirs. Et puis je suis définitivement amoureuse de Lisbeth...
Au final, le livre est mieux, mais voilà enfin une adaptation chouette. Les copains se sont un peu ennuyés à certains moments, moi ça allait nickel. Je me permets donc de conseiller. Mais lisez quand même!!
07 mai 2009
Le sens de la vie pour 9,99$

Les critiques ne sont pas unanimes, en tout cas parmi le groupe de personnes avec qui je suis allée voir ce film. Certains l"ont trouvé étrange, d'autres l'ont trouvé glauque, un a détesté. Pour ma part, j'ai bien aimé, j'ai parfois ri, souvent souri. Les personnages sont attachants, surtout le petit garçon et son cochon. L'animation est sublime, le modelage aussi, mais le style est particulier. On est par exemple loin des visages mignons de Wallace et Gromit. Et enfin oui, c'ets de l'animation en pâte à modeler, mais non, ce n'est vraiment pas pour les enfants.
Et le pitch dans tout ça? Ben euh... le sens de la vie pour 9,99$!?
07 avril 2009
Harvey Milk

Le chouette film vu la semaine dernière, c'était celui là.
Mon premier Gus Van Sant.
Et un sujet remarquable.
Sean Penn émouvant.
Et je file parce que j'ai l'oeil gauche qui vient de décider que c'était la mousson. Donc non je ne suis pas guérie.
Ce qui me donne le droit de faire des billets qui ne ressemblent à rien. Pourtant j'aurais bien aimé parler mieux de Harvey Milk, de la première scène qui m'a fait des papillons dans le ventre, comme à chaque fois que je vois des garçons s'embrasser... du dénouement inévitable qu'on espère pourtant renversé; de ce que cet homme a permis et représenté. De l'espoir que les choses changent. Encore plus. Beaucoup plus.
Fin de la mousson.
30 mars 2009
La journée de la jupe

Difficile de faire une critique de ce film.
Je l'ai adoré alors je ne voudrais pas le trahir avec des mots maladroits. Il m'a fait rire, il m'a émue, il m'a parlé. Et Isabelle Adjani signe là une performance d'actrice magnifique.
Si vous l'avez raté sur Arté, courez-y si vous trouvez une salle qui le projette (il n'est à l'affiche que de 54 cinémas en France...)!
06 mars 2009
Slumdog millionaire

Après avoir lu un tas de bonnes critiques, je me suis décidée à aller voir Slumdog millionaire. J'ai adoré la musique, chose étrange car d'habitude c'est un des éléments qui me marque le moins dans les films. Mais là c'était flagrant, et la récompense est à mon sens bien méritée.
Ensuite, pour le film lui même... je ne sais pas trop quoi en penser. Quelque part je suis un peu déçue parce que j'ai justement entendu trop de bonnes critiques. Mais j'ai aussi trouvé les images magnifiques. J'ai été touchée par la violence omniprésente, mais ma déprime post-Suède a peut être mis ma sensibilité à fleur de peau?
Bref, je suis sortie de cette séance avec les yeux et les oreilles ravis, mais le coeur et le cerveau un peu en vrac, pas vraiment décidée sur mon opinion. Et puis je me résigne à rester partagée. Le temps ou l'oubli se chargeront de mon opinion. En attendant, j'ai rêvé d'Inde...
16 novembre 2008
Stella

J'aimais beaucoup l'affiche. Je commence à choisir mes films comme je choisis mes livres!
C'est l'histoire de Stella qui vit en banlieue ou dans un bord de Paris, dans un café. C'est la zone, elle est la seule enfant dans un monde d'adultes souvent bourrés, parfois violents, mais tous un peu amis avec elle. Et puis vient le jour de la rentrée en sixième dans un lycée parisien central. Stella découvre des camarades qu'elle voit comme des "enfants", l'intégration n'est pas facile. Elle rencontre Gladys, élève brillante tandis que Stella brille par sa médiocrité et ces deux là deviennent complices.
La vie de Stella change alors doucement.
C'est un film lent, mélancolique. J'y ai retrouvé un peu de ma mailleure amie de sixième, mauvaise élève et livrée à elle même quand j'étais surprotégée (mais pas brillante!). J'y ai retrouvé un peu de ma fascination pour les années 70, et j'ai relevé une certaine quantité d'anachronismes, mais le film reste assez crédible. Les couleurs sont très belles, la lumière magnifique.
J'ai donc beaucoup aimé ce film de Sylvie Verheyde et une mention spéciale à Karole Rocher, la mère de Stella, touchante et saisissante de réalisme. Belle et fragile, adulte et adolescente à la fois. Drôle et dramatique.
Stella - sortie le 12 novembre (mais dans peu de salles).